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Azmina Goulamaly Dirigeante de SOCIETE OCEINDE

  • PROGRESSION

    Les chiffres d'affaires relèvent du « <em>secret défense</em> » au sein du groupe Océinde. Mais on sait quand même que la ferme Aquapesca a doublé sa production sur cinq ans, passant de 300 tonnes à 600 tonnes de crevettes bio. Elle a atteint son point d'équilibre en 2009 et le retour sur investissement devrait se réaliser sur cinq ans.

  • INNOVATION

    Le grand prix obtenu pour les crevettes bio Black Qwehli au SIAL, en octobre 2008, est une reconnaissance pour un produit très innovant à travers ses recettes comme à travers son packaging.

  • DYNAMISME À L'EXTÉRIEUR

    Océinde est un groupe réunionnais qui s'est implanté en France et au Mozambique à travers des investissements importants. Azmina Goulamaly est elle-même basée à Paris pour se charger des contacts avec les producteurs de dessins animés et de la commercialisation de ses crevettes bio.

  • ENGAGEMENT CITOYEN

    La ferme aquacole Aquapesca, au Mozambique, s'est fortement impliquée dans la protection de l'environnement et dans le social à travers le micro-crédit et l'éducation. Très surprise par la qualité de ce travail de terrain, l'ambassade américaine sur place a convié l'entreprise à venir présenter sa ferme à la fin du mois de septembre à Washington.

La relève innovante

De la production de dessins animés aux crevettes bio du Mozambique, la jeune femme a su marquer de son empreinte le groupe familial qu'elle dirige ave son frère.

« Pour finir, je me suis mariée en mars de cette année et c'est tout de même la nouvelle de l'année ! » Après avoir parlé longuement des entreprises qu'elle dirige et très peu d'elle-même, Azmina Goulamaly lâche cette petite phrase avec un sourire ironique. Cette jeune femme de 37 ans a repris avec son frère Nassir, son aîné de deux ans, les rênes du groupe Océinde fondé par leur père, Abdéali Goulamaly. Diplômée de l'ESSEC, elle avait commencé d'abord par se forger sa propre expérience du monde des affaires aux Etats-Unis et en Argentine. Par la suite, les projets innovants initiés par son père l'ont séduite et elle a su y apporter son empreinte, celle d'une nouvelle génération marquée par les nouvelles technologies, mais aussi par le concept de développement durable.

Il y a d'abord Piganga™, société d'économie mixte dont Océinde est le principal actionnaire privé et qui a consisté en un « pari un peu fou », celui de produire à La Réunion des dessins animés. Une idée née de la passion de l'artiste Alain Séraphine, à l'origine de la création de l'Institut de l'image de l'océan Indien, et qui a séduit Abdéali Goulamaly. Pipanga• a commencé par travailler pour des producteurs français, mais seulement sur une partie de la chaîne de fabrication. L'objectif d'Azmina Goulamaly, qui s'est chargée du développement de la société, a été alors d'augmenter la valeur ajoutée réunionnaise. Elle a atteint son but avec, pour la première fois, une co-production avec les Amateurs (producteurs de Kirikou) de la série Cajou, adaptée d'une édition Nathan. La production s'est réalisée avec Disney Channel et RFO. « Mon seul regret, c'est que nous soyons moins nombreux qu'auparavant car la production nécessite beaucoup moins de personnel que la fabrication. Mais Pipangai est toujours là et nous avons des projets pour lesquels nous souhaiterions trouver des partenaires. La société a besoin d'un nouveau souffle. »

L'autre grand projet entrepreneurial d'Azmina Goulamaly, c'est la ferme aquacole du Mozambique - Aquapesca - dans laquelle Océinde a investi plus de 30 millions de dollars depuis huit ans. Construite sur un modèle extensif au cœur de 2 000 hectares de mangrove à l'embouchure du Zambèze, à Quelimane, cette ferme aquacole se veut un modèle du genre. « La totalité de l'exploitation est désormais certifiée « bio » par Ecocert France, précise la dirigeante. Nous avons construit une nouvelle écloserie dans le nord du pays, à Nacala, pour mieux préserver la ressource sauvage en isolant le site de reproduction du site d'élevage. » Mais le développement durable n'empêche pas une dynamique politique marketing avec la création des crevettes bio Black Qwehli autour de recettes innovantes et leur lancement sur le marché français. Pour cette innovation qui lui a valu un prix au salon international de l'agroalimentaire, Azmina Goulamaly a fait appel à Pascal Barbot, jeune chef trois-étoiles de l'Astrance. Et le marché se révèle prometteur en ces temps où le consommateur s'inquiète de plus en plus de ce qu'il mange.

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