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Béatrice Gouyon

Cette start-up pas comme les autres a mis au point un logiciel d’aide à la prescription, à la préparation et à l’administration de médicaments aux nouveaux nés prématurés ou souffrant d’une infection. Ces nouveaux nés représentent entre 10 % et 12 % des naissances en France (ce qui fait entre 75 000 et 90 000 bébés à risque). Et sur cette part, on constate une erreur médicamenteuse dans 16 % des cas, pouvant conduire à un décès. Cela est dû au fait que les laboratoires ne peuvent pas fournir les doses adaptées. Logipren repose sur une importante base de données nationale et permet de simplifier la prescription et de codifier les soins (administrés sous perfusion). Un peu comme une recette de cuisine qui indique les quantités d’ingrédients et la façon de les traiter. Les principaux clients de Logipren sont donc les hôpitaux publics pour leurs services de néonatalogie et, plus particulièrement, les services de réanimation et de soins intensifs. L’entreprise, qui porte le nom de son logiciel, l’a déjà commercialisé après de 58 hôpitaux en France (dont La Réunion et Mayotte), sous la forme d’une redevance annuelle de 40 000 à 50 000 euros comprenant la formation et la maintenance. C’est donc un revenu récurrent et l’entreprise a atteint son point mort en 2018. Son chiffre d’affaires s’est envolé : 209 000 euros en 2016, 400 000 euros en 2017, 900 000 euros en 2018 et 1,3 million d’euros en 2019. Et la création d’emplois suit la même courbe avec, actuellement, un total de 24 salariés et de nouvelles embauches prévues en 2020.

Logipren a créé une version de son logiciel en anglais et en espagnol pour s’attaquer aux marchés de Grande-Bretagne (700 000 naissances annuelles contre 750 000 en France) et d’Espagne (400 000 naissances). 

Le marché est porteur puisque Logipren est unique en son genre et qu’il permet à un hôpital d’économiser le coût d’un médecin en équivalent temps plein. Sans parler évidemment des vies qu’il permet de sauver.

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