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Jérôme Galabert

La prochaine édition, la 17ème, aura lieu du 29 au 31 mai. D’ici là, en mars, Sakifo Production aura organisé sur le même site la 5ème édition des Francopholies, autre grand événement musical de La Réunion qui porte ce label « Francopholies » qui s’est internationalisé après avoir vu le jour à La Rochelle. En 2019, ce festival des musiques du monde francophone a fait 18 000 entrées. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Sakifo Production ne vit pas de subventions publiques. Sur le festival Sakifo, elles représentent 18 % du budget et seulement 3 % sur les Francopholies. L’équilibre financier des festivals se fait avec la billetterie et les sponsors. Pas facile car, en marge du Festival Sakifo (quatre jours avant, plus exactement), il y a l’organisation de l’Indian Ocean Music Market (IOMA) qui accueille 300 à 400 professionnels locaux et de l’extérieur. De quoi générer des contrats d’édition et de production. Un véritable outil de conquête de marchés. D’ailleurs, l’entreprise de Jérôme Galabert a su elle-même s’exporter et forme aujourd’hui un véritable petit groupe coiffé par une holding, Le Comptoir G, même s’il ne s’agit que d’une EURL. Il faut dire que de multiples activités ont vu le jour : communication digitale pour promouvoir les artistes et les événements, accompagnement des carrières d’artistes, édition, production de disques, vente de concerts avec maintenant une implantation en Afrique du Sud en association avec deux partenaires locaux… Un savoir-faire réunionnais qui s’exporte à travers un festival à Johannesburg et un autre à Durban. Des festivals au Mozambique, au Swaziland et en Ouganda ont aussi permis de réaliser des économies d’échelle et de faire venir des grosses pointures comme l’Américain Ben Harper ou encore Damian Marley, l’un des fils de Bob Marley (4 concerts sur les 6 de sa tournée ont été produits par Sakifo).

À travers ses différentes structures, le groupe Comptoir G créé par Jérôme Galabert emploie aujourd’hui 14 salariés, auxquels il faut ajouter des intermittents du spectacle et des CDD car, évidemment, au moment des festivals, l’activité est intense. Au total, cela fait une vingtaine de salariés en équivalent temps plein. En consolidé, le chiffre d’affaires atteint les 4 millions d’euros. Sakifo, c’est maintenant beaucoup plus que Sakifo.

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